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Des inconnus ne sont jamais que des  proches que l'on ne connaît pas encore...                             

Vous êtes la<éme personne depuis l'ouverture de ce blog, le 08 octobre 2006,  je vous remercie pour votre visite et vous souhaite bonne lecture    

M. et Mme Patch ... ;o ))

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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 00:00

 Sa passion de Véronique Olmi

Comme le titre l’indique, on plonge ici dans une de ces passions qui ne connaissent ni limites ni frontières.

Hélène, vit dans l’incertitude depuis qu’elle a quitté Patrick. Cet amour tout dévoué, sans lendemain stable  et durable, s’il comporte une part de délice quant au contact charnel, ces moments partagés comme ces matin emmêlés dans les draps, ou les corps se croisent pour ne faire qu’un, ces regards qui valent mieux que les paroles, ces instants de feu qui vous brûlent de l’intérieur, comporte aussi le côté moins drôle, moins poétique quand on est la maîtresse, celle des moments perdus, " l'en-cas", celle que forcément on ne choisiras pas...Car Patrick est marié, il a ses habitudes, et Hélène n’est là que pour le petit plus, il n’est pas prêt à franchir le pas, elle le sait. Et c’est pour cela qu’elle l’a quittée dix jours auparavant. Mais il suffirait d’une parole, d’un sourire, pour qu’elle replonge dans l’étendue de ses bras. Pour cette raison, après un texto de sa part, elle choisit de le rappeler, elle espère encore....

Accrochée à son portable, dans cette nuit froide, perdue au milieu de nulle part, dans cette chambre d’hôtel pitoyable, il lui fera la parjure de son rire, sournois et sûr de celui qui ne perdra rien....

Hélène blessée au plus profond de son âme, décidera alors de mettre un terme à son angoissante passion qui l’attire inexorablement vers cet homme...

 

Ce roman est le deuxième que je lis de Véronique Olmi. Après « Bord de mer », si j’ai retrouvé ici son style incisif, franc et direct, je n’ai pas été autant « pris » par ce récit. Très bien écrit, profondeur et émotions sont au rendez-vous, mais il est certain qu’en commençant par « Bord de mer », la marge de manœuvre que j’octroie à l’auteur dans le but de me surprendre, est forcément restreint...

Mais un bon moment de lecture quand même que je conseille à tous de vivre....

 

L’avis de Bebebook....

 

Par Patch
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 00:00

 Je m'appelle Elisabeth d'Anne Wiazemsky

Voici un livre bien surprenant...cela ne veut pas dire qu’on s’étonne à chaque page, ni qu’il soit écrit d’une manière originale ou bien même qu’il soit désagréable à lire. Mais il est surprenant tout simplement par son histoire singulière racontée au jour le jour, du dimanche au vendredi, chaque jour correspondant à un chapitre. Ce livre raconte la vie d’Elisabeth, surnommée Betty ou bien encore « le numéro cinq » car elle est la cadette de cinq filles. Elle a douze ans et vit avec ses parents dans l’enceinte d’un hôpital psychiatrique, dans une petite villa...son père est le directeur de l’hôpital. Sa vie se partage entre la routine de l’école et les venues de sa sœur aînée Agnès, en pensionnat toute la semaine et qui ne revient que les week-end. Bref, rien de vraiment passionnant ne se passe dans sa vie, jusqu’au jour où elle rencontre Yvon, un malade échappé de l’hôpital...elle décide de le prendre sous sa protection et de le cacher dans la cabane où elle range son vélo tous les jours....La petite fille sage et sans problème va se retrouver face à une situation qu’elle aura du mal à contrôler et dont elle ne saura comment se sortir...Un petit livre très prenant, qui se déroule sur un laps de temps très court, mais qui nous emmène d’un chapitre à un autre sans qu’on ait eu le temps de se dire…zut je suis déjà à la dernière page...

L'avis d'Incoldblog et de clarabel....

                       Mme patch ;o )

Par Mme Patch
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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 00:00

 Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda

Voici un miroir. Le reflet d’une réalité bien ordinaire. L’histoire de ces quatre personnes que nous croisons tous tous les jours en bas de chez nous et que pourtant nous ne voyons même pas, même plus, tellement ils sont « monsieur tout le monde ». Il suffirait presque, pour y regarder d’un peu plus près, de se voir dedans. Tout y est......même nous.

Camille, paumée, rachitique, aurait bien voulu faire carrière avec ses dessins, mais bon, voilà, la vie dit qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut, mais ce que l’on peut...Alors, elle nettoie pour « Touclean », fait des ménages de nuit pour que ce soit propre le jour...

Philibert, aristo de son état, lui, vend des cartes postales. Féru d’histoire, de son histoire il n’a plus que le titre en guise de souvenirs dont il se moque bien gentiment, cela ne remplit plus l’assiette, mais il sait prendre ce qui lui arrive avec simplicité et philosophie...

Franck, lui, cuisine. Sérieux et motivé devant ses casseroles, il passe le reste de son temps à se goinfrer de filles, faire de la moto ou s’occuper de Paulette, sa grand-mère...Pas franchement stable, il loge chez Philibert et attend que...

Paulette, elle, ne veut pas rester dans cet hôpital alors qu’elle a sa petite maison bien à elle...mais ses chutes à répétition, ses bleus qui traînent à disparaître, trahissent sa fragilité dû à son grand âge...

Voici l’histoire de quatre parcours, quatre chemins de vies, qui vont converger vers un même horizon, pour s’unir dans la souffrance et le bonheur d’un quotidien pas toujours très rose. Mais l’amitié et l’amour qui en découleront, pourrait bien faire de cette histoire un joli conte...

 

On aime ou on aime pas. Moi j’ai été submergé par ce livre qui, criant par son réalisme, nous fait tantôt sourire, tantôt grincer des dents, voire verser la petite larme qui va bien. S’il est des livres qui font rêver, celui là n’en sera pas, mais nous montrera qu’à force d’espoir et de tenacité, le bonheur n’est jamais vraiment loin...

 

 

 

Les avis de Lilly, Kalistina, Livrovore, Allié...

Par Patch
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 00:00

 (9ème livre du challenge ABC lettre "D")

Je me souviens de tout d'Isabelle Desesquelles

Laure, enfermée dans cette chambre d’hôpital survit à la maladie. Seul face à ses murs, ou  auprès de cette infirmière attentionnée, Catherine, elle raconte, elle dit sa vie. Ses souvenirs encore très présents, dépeigne une vie troublée par des moments intenses de bonheur et de malheur qu’elle a partagé, enfant avec Lucas. Sa raison de vivre, son amour de toujours, sa passion. Ce jeune garçon qui deviendra musicien et qui la quittera pour se remplir de ces notes folles, comme si seul ce tourbillon, ces sons sorti de ce piano pouvait effacer cette affreuse réalité révélée un soir  d’anniversaire. Seize ans célébrés face à une vie qui s’annonce et qui s’effondrera suite à cette lettre écrite par sa mère décédée et laissée à sa tante et qui lui devait être remise ce soir là...un cadeau empoisonné...Cet avenir fait d’amour, va s’écrouler et fondre au contact de ce secret trop brûlant.

Depuis, la maladie, un cancer, la ronge, l’amenuisant tous les jours un peu plus. Mais elle ne veut pas mourir sans revoir Lucas, cet amour perdu et qui revient, elle le sait...

L’auteur nous offre là, un condensé d’émotions, de sensibilité. Tout en profondeur, ce livre est un réservoir d’amour dans lequel seule la maladie sera une force suffisamment puissante pour rivaliser avec cette passion qui habite Laure, la seule capable de lui souffler cette flamme....

Découvert grâce à Lilly, je vous propose de lire son billet ici.....

Par Patch
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 00:00

(8ème livre du challenge ABC lettre "N")


lorette_nob_court_-_en_nous_la_vie_des_morts.jpg  En nous la vie des morts de Lorette Nobécourt

A la fois drôle et profond, léger et grave, Lorette Nobécourt nous livre ici un roman attachant, un feu d’artifice d’émotions où les couleurs se mélangent et dont le seul regret est de savoir que ce merveilleux moment de lecture devra se finir...

Nortatem chancelle dans cette vie au futur incertain. Lui qui vient de perdre son meilleur ami, se perd dans un déséquilibre émotionnel, où ses vides ne se remplissent que de ces questions quant à la réalité de son existence. Perdu au milieu de cette solitude, il n’a plus ni mère ni père. Fred, son meilleur ami, vient de se suicider. Guita, confidente avec qui il partage une relation trouble, vient de partir pour les deux prochains mois direction la France. Seul Léandre, un hamster appartenant à Guita, lui tient compagnie.

Il décide alors de profiter de ces deux mois à venir pour faire le point. Le point avec lui-même, de se faire face, de se souvenir, de s’interroger et de se retrouver. Pour cela, il choisit de s’isoler, de se perdre dans une vieille maison qu’il louera dans un coin perdu du Vermont. Il emportera avec lui, Léandre, et un bouquin trouvé chez son amie, "En nous la vie des morts", livre métaphorique qui lui ouvrira les yeux et l’esprit quant à la réalité sur certaines de ses interrogations...

A coups d’alcool, de cigarettes, de rencontres inopinées, cette retraite avec lui-même sera comme un "saut dans le vide mais sans parachute"....

 

J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture. J'ai beaucoup ri, des souvenirs de Nortatem ressortent quelques scènes bien croustillantes....Un livre que je conseille à tous, à lire sans modération et impérativement...

 

Extrait :

« …J’ai cessé de boire du vin pendant trois jours et je n’ai pas fumé une après-midi entière. L’idée de moi-même s’en est trouvée modifiée, par petites touches, comme dans Oui-Oui et la gomme magique lorsque le petit ours découvre qu’il peut transformer la réalité à sa guise. J’avais toujours adoré le livre, mais je n’en avais jamais compris les raisons profondes. J’ai enfin accédé au sens de Oui-Oui et de cette phrase de Heidegger que Fred m’avait si souvent répétée : « L’habitude est ce qui nous déshabitue de l’essentiel. » La réalité dépendait exclusivement du regard que l’on portait sur elle, et la nouvelle appréhension que j’en avais était aussi réelle que la plus réelle motte de terre sous mes pieds.»

Par Patch
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 00:00

 L'enfant au chat de Torey Hayden

Voici un livre de Torey Hayden bien différent de tous ceux que j’ai lu de cet auteur jusqu’à présent. Romancé, c’est le deuxième que je lis écrit de cette façon. Il est vrai que je suis plus habituée à des ouvrages qui de part son métier, psychothérapeute renommée, relate de cas bien particuliers qu’elle a pu rencontrer. Quand j’ai commencé « L’enfant au chat », j’ai eu du mal à rentrer dans le sujet. Le début de l’histoire nous présente Conor, petit garçon de dix ans, diagnostiqué autiste, l’on pourrait croire ensuite que le livre se déroulera au fil de sa thérapie....Mais non, il y aura en fait trois directions différentes qui, chapitres après chapitres vont se succéder sans aucun ordre préconçu d’où la complexité à entrer dans le vif du sujet. La première détaillera les séances de psychothérapie de Conor ; la deuxième, l’enfance de la mère de Conor, Laura, écrivain à succès de son état et enfin, la troisième, le monde imaginaire de Laura, qu’elle voudra bien dévoiler à James Innés le psychothérapeute chargé du cas de Conor. Ces trois trames vont s’entrecouper, se croiser, pour finir par se rejoindre.

La complexité du début, la difficulté à rentrer dans l’histoire, ces différents mondes, finissent par nous accrocher, nous envoûter, jusqu’à nous faire douter au point de nous perdre entre ce que sera la réalité et l’imaginaire. Puis on finit par comprendre que tout s’imbrique et que le « tout » ensemble sera la solution.

Un livre très prenant, avec des styles d’écriture différents en un seul et même roman. Captivant.

           Mme patch  ;o )

Par Mme Patch
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 00:00

 (7ème livre du challenge ABC lettre "Y")

L'écrivain de Yasmina Khadra

Dans ce livre l’auteur nous entraîne dans ce qui a été son enfance. Entre souvenirs douloureux, choix à faire, ses goûts pour la littérature et le théâtre, Mohammed Moulessehoul,  nous raconte l’avant Yasmina Khadra.

Nous sommes en 1964. A Oran. Son père, qui est officier dans l’armée algérienne, a pour ce fils de très hautes ambitions. Mohammed sera officier, comme lui. Et c’est ainsi que, à même pas dix ans, celui qu’il considère comme son idole, le fera rentrer dans cette école militaire d’El Mechouar. Accompagné de son cousin Kader, il fera dans cette institution cernée de hautes murailles, ses débuts « d’homme » parmi les recrues de l’ENCR, école nationale des cadets de la révolution. Là, il percevra sa tunique vert bouteille, son béret, ses pataugas, pour devenir le matricule 129. Il va apprendre ce qu’est la vie, loin des siens, la discipline, la dure loi de la collectivité. Ici pas de régime particulier, quelque soit le niveau social, tout le monde est logé à la même enseigne. Mélangés aux orphelins de guerre, à ces traumatisés de la violence, il devra apprendre à marcher au pas. Oubliés les douceurs d’une famille unie, d’une mère protectrice...

Excellente recrue, élève brillant, il se passionnera pour la littérature et se découvrira un don pour l’écriture. Auteur d’une pièce de théâtre, il écrira pour un journal, et fera ses premiers pas comme écrivain sur ses feuilles de dissertation...

Mais dans un pays où la parole est surveillée, où la censure veille, il apprendra à ses dépens qu’il est des choix difficiles à faire. Entre le métier des armes qui fait la fierté des siens et celui de la plume auquel il aspire, il est des dilemmes bien difficiles à résoudre.

 

Par Patch
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 00:00

 Je parle de Laëtitia Bohn-Derrien

Atlanta, automne 1999. Le congrès mondial des cardiologues vient de débuter. Laetitia, 33 ans, responsable des relations publiques d’un laboratoire pharmaceutique accompagne les spécialistes français. Des journées frénétiques, jusqu’à ce qu’une migraine redoutable l’oblige à s’allonger. Elle ne se relèvera pas…

Laetitia est en locked-in syndrom. Enfermée dans son corps. Seul un clignement de paupières lui permet de communiquer. Le staff de neurologues américains est persuadé qu’elle va mourir. Mais c’est compter sans le combat que cette femme exceptionnelle est capable de mener.

Sa force et l’amour de sa famille vont accomplir un miracle.

Un mois plus tard, Laetitia bouge une phalange. Aux Etats-Unis, elle devient un cas jamais vu. Cette jeune mère aimante s’est battue, chaque jour, pour s’occuper à nouveau de ses fils. L’année dernière, elle a même repassé son permis de conduire…

 

Mon avis :

Quels mots utiliser pour décrire ce témoignage ? Courage, amour, foi en soi...je me suis retrouvée bouleversée par ce récit, par la volonté de cette femme, par les différents extraits des interviews de l’entourage de Laetitia...On se surprend à se mettre à la place de cette mère (d’autant plus quand on l’est), qui ne verra pas ses deux fils pendant quatre-vingt-quatre jours.

On se révoltera contre cet accident qui encore aujourd’hui n’a pas de réelle explication...on se dit que ça pourrait nous arriver sans prévenir comme à Laetitia...Vous l’aurez compris, rien qu’en lisant le quatrième de couverture, ce récit est parfois révoltant, parfois émouvant, parfois tragique...et même si l’issue est bien au-delà des espérances de tous les médecins que Laetitia a pu rencontrer, elle gardera des séquelles de cet accident, se retrouvera diminuée physiquement…et ne vivra plus jamais comme avant. A ne lire qu’avec un moral d’acier...

           Mme patch

Par Mme Patch
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 00:00

 (6ème  livre du challenge ABC lettre "T")

Le paradis des chiots de Sami Tchak

El Paraiso. Bidonville d’Amérique latine. Ici vit la pauvreté. Ici règne la violence. Ici domine la loi du plus fort, du plus audacieux, du plus habile. Ici, on ne se pose pas de questions, on agit. Les meutes de gosses qui errent dans les rues au milieu de la crasse, des détritus et des rats le savent bien. En bandes organisées, ils veillent sur leur bout de territoire, car même si on vit dans un dépotoir, tout à un prix. Le moindre bout de pain rance trouvé dans une poubelle, garantie la survie du quotidien, et devient alors objet de convoitise. Ici c’est l’ennui, alors on s’occupe comme on peut. On tue, on vole, on tabasse, on viole...Les plus faibles reçoivent, les plus forts donnent...

Ernesto vit ici, depuis qu’il y est né, il y a bien longtemps, trop longtemps...Quatorze ans. Il vit comme tout le monde, de la débrouille, des petits larcins comme ces essuie-glaces qu’il vole pour les revendre. Son revenu principal, comme pour beaucoup de jeunes ici, est le sexe. Il se prostitue, auprès de riches « Américanos ». Il connaît les bonnes adresses, ces hôtels de luxe où descendent les touristes. Le reste du temps, il erre dans la fange et dans son monde. Celui de l’alcool et de la drogue. Dans cet univers il est accompagné par Juanito, le chef, Riki, son ennemi de toujours et Laura qui est la « femme » du groupe.

Ernesto sera tour à tour roué de coups, violé collectivement, mais n’en fera pas un drame, il est vivant et c’est déjà ça....

Le livre de Sami Tchak nous plonge dans l’univers sans limite d’un bidonville, un monde d’une extrême violence. Si sa lecture peu paraître monstrueuse, dégoûtante par ce côté pervers, ce sexe et ces meurtres, pratiqué par des gosses, le plus dur est la banalité et la lassitude qui s’installe au fil des mots, des pages, car ici c’en est presque normal, c’est leur quotidien, c’est la jungle, ce sont leurs vies....

A lire que si l’on est blindé ou si l’on ne veut pas oublier que cela existe....

Par Patch
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 00:00

 (5ème livre du challenge ABC lettre "P")

Le fantassin d'argile de Jean-Claude Ponçon

Là haut, dans l’est de la France, la guerre des tranchées fait rage. Comme tous les hommes de son âge, Louis doit quitter sa ferme, sa femme Marie, enceinte, sa famille, pour rejoindre ces compagnons qui se battent pour défendre le pays. Il deviendra coursier. Distribuant le courrier et les missives contenant les ordres, il parcourera les tranchées, traînant la peur, comme cette boue qui lui colle aux chaussures. Il verra les horreurs, les angoisses, la peur omniprésente dans les yeux de ces fantassins attendant la mort. Il connaîtra le froid, la faim, les insomnies des longues nuits où son cœur le ramènera près de sa belle restée au pays. Mais Louis, en plus de la peur de ne pas rentrer vivant, de ne jamais connaître ce bébé qui doit naître, est hanté nuit et jour par une jalousie maladive. Une jalousie qui va le ronger, au point qu’il n’hésitera pas à déserter. Il sait que Marie, resté chez ses parents à la ville, est courtisée de toutes parts. Décidé, il arpentera de nuit les chemins qui le ramèneront chez lui, près des siens et surtout auprès de sa tendre...En laissant ainsi les horreurs de la guerre derrière lui, il court rejoindre le bonheur, son bonheur.

Il arrivera un soir. La nuit est tombée. Caché par un mur de la ferme, il voit sa mère sur le pas de la porte de la maison familiale. Son père, courbé par l’âge et l’inquiétude de perdre son fils traverse la cour. Marie, elle, est dans l’étable. Mais elle n’est pas seule...son oncle Jules est dans ses bras...

Un terroir sur fond de guerre, histoires de famille. Même s’il traîne quelque fois en longueur, sur certains détails, ce genre de livre permet de faire une trêve, une virgule, entre deux romans plus grave....sans pour autant s'ennuyer.

Par Patch
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 00:00

 La prochaine fois de Marc Levy

Si vous êtes romantiques, que vous croyez au véritable amour, alors lisez ce livre. Marc Levy nous entraîne ici dans une histoire qui peut paraître somme toute banale...deux personnes qui se rencontrent par le hasard du destin et qui sont persuadés de déjà se connaître, ça fait un peu cliché, mais leur aventure qui débute grâce à la recherche d’un mystérieux tableau va les entraîner dans un imbroglio d’évènements tout aussi inattendus que captivants. Le lecteur va rapidement se retrouver impliqué dans cette énigme qui dépasse les frontières du « banal », il va avoir envie de les suivre tout au long de leurs découvertes. Certains auront peut-être du mal avec le côté « surnaturel » mais ils ne pourront pas rester sur leur faim en ne connaissant pas le dénouement du mystère qui flotte autour du tableau et de ce couple…Quant à ceux qui seront captivés dès le début (ce qui a été mon cas), ils ne seront pas déçus par l’issue de ce roman, quoi de plus beau qu’un amour plus fort que les limites du temps et qui par les mains du destin le fait perdurer....Non seulement Marc Levy nous fait voyager à travers les époques, mais il nous emmène également de Saint-Pétersbourg à Boston, de Londres à Florence et Paris. L’histoire d’un amour inconditionnel, une énigme passionnante, que faut-il de plus pour vous convaincre ? En tout cas pour moi, c’est sans hésitation mon « préféré » de Marc Levy.

L'avis de Lilly et Biblioallie...

       Mme patch

(patch est d'accord ;o )....)

Par Mme Patch
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 00:00

 (4ème livre du challenge ABC lettre "Q")

Effroyables jardins de Michel Quint

L’histoire d’un secret. Un secret de famille pourrait-on dire...Ce jeune homme ne comprend pas ce père, instituteur de son état, qui roule en Panhard aux siéges à l’imitation "zèbre". Pourquoi se dévoue-t-il corps et âme à paraître ridicule devant ces fêtes de fin d’année, ces anniversaires ou autres après-midi récréatives des œuvres laïques...Qui plus est sans jamais demander le sou. Tout habillé de son pif rouge, de ses larges tatanes, vieux costumes bricolés, il court se donner en spectacle, mais pourquoi ? Il en est tellement grotesque et méprisant. Quelle est la cause de cette bouffonnerie ?

Après une séance de cinéma d’un dimanche après-midi, Gaston, le cousin de son père, lui dévoilera ce lourd secret que cache la conduite de ce clown raté, triste. Il apprendra lors de cette confidence poignante, que ce père tant méprisé est un héros malgré lui. Un personnage plein de bravoure, qui sous ces agissements cache en réalité une extrême reconnaissance à la vie, comme une dette à payer...

Ceci est mon premier livre de Michel Quint, et je dois dire que j’ai pris une claque….En si peu de lignes, de pages, pouvoir contenir tellement d’émotions, de sensibilités….Troublant et bouleversant. A lire sans modération...

Par Patch
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 00:00

 (3ème livre du challenge ABC lettre "K")

Les sirènes de Bagdad par Yasmina Khadra

Kafr Karam. Petite bourgade dans la province de Bagdad. Ici, pas de guerre. Elle semble avoir oublié ce petit bout de terre au milieu de nulle part. Mais pas de travail non plus. Alors on s’occupe. Que ce soit chez le barbier ou aux cafés, les discussions vont bon train. Depuis que les sbires de Saddam ont disparu, les langues se dénouent, se délient....Si pour les aînés, l’heure est au débat sur la situation précaire du pays, sur qui est responsable et de quoi, pour les jeunes c’est l’ennui qui rythme leurs journées. Certains profitent de ces moments de paix qu’ils savent fragiles, pour d’autres, cette lassitude, cette morosité va laisser place à l’agressivité, les tensions sont palpables, certains aimeraient bien en découdre avec le "GI"....

Mais les forces américaines aussi sont sous tension, et tout irakien devient un terroriste potentiel, les méprises ne sont pas rares. Comme cet accident malheureux dans lequel des militaires américains abattront de plusieurs balles un handicapé mental qui refusera de se soumettre à un ordre qu’il ne comprendra pas, ou ce mariage qui sera pris pour cible par un missile.....

L’erreur de trop viendra une nuit, lorsqu’une escouade de "GI" investira Kafr Karam. Ce jeune bédouin qui sera littéralement arraché de son lit, violemment pris à parti, parce-que soupçonné de cacher des armes, verra l’ensemble de sa famille se faire brutaliser, les enfants en pleurs, la nudité de ses sœurs, des ses propres parents….Cette nuit, l’honneur des siens, son honneur, est irrémédiablement taché et ne sera lavé que par le prix du sang….Celui de ceux qui ont osé commettre cette injure.....

 

 

Dans ce dernier roman, Yasmina Khadra, nous entraîne dans cet énorme fossé qui sépare les uns et les autres. Dans ce dialogue de sourd qui oppose l’Orient à l’Occident, dans ce qui ne semblera jamais finir et qui existe depuis que l’histoire à une mémoire. Une guerre où s’oppose l’honneur et la déchéance, la foi et le profit.....

Toujours fidèle à son style, avec la même force dans l’écrit, on ne peut qu’apprécier (où pas).....Mais on ne peut que reconnaître ce talent qui est le sien....

L'avis de Florinette, celui de Laurent ainsi que celui de Gambadou ......

Par Patch
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 00:00

 Mercure d'Amélie Nothomb

Sur une île au large de Cherbourg, vivent un vieil homme, appelé aussi Le Capitaine et une jeune fille, Hazel. Ils sont isolés de tout et protégés par des gardes du corps. Seul le capitaine se permet des sorties hors de l’île, Hazel, elle, est cloîtrée sur ce bout de terre. Personne ne semble se soucier de cette situation peu commune jusqu’au jour où, Françoise, engagée pour soigner la jeune fille, découvre que la demeure ne possède aucun miroir et que la jeune fille ne doit, sous aucun prétexte, voir son propre visage. Hazel souffre de ne pouvoir jamais sortir, et de ne voir jamais personne et finit par tomber dans une sorte de dépression. C’est en la rencontrant que Françoise va découvrir la source de son malaise, un mal être profondément ancré et que le vieux capitaine s’efforcera d’alimenter car il éprouve un amour inconsidéré pour cette jeune femme qu’il ne veut que pour lui. Le lecteur comprendra vite la machination orchestrée, ainsi que Françoise, mais il restera à convaincre Hazel…Et le capitaine n’est pas d’avis qu’elle découvre « la » vérité....

Ce roman en huit clos nous plonge dans un univers calfeutré, inquiétant dont on n’arrive pas à imaginer l’issue...cela a apparemment été le cas d’Amélie Nothomb, car elle nous propose, sans prévenir, à la fin de ce livre, une deuxième fin. Elle nous explique que «parvenue à cette première issue heureuse, j’ai ressenti l’impérieuse nécessité d’écrire un autre dénouement ».

Ce sera à vous de choisir...

   Mme patch

Par Mme Patch
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Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /Jan /2007 00:00

 (2ème livre du challenge ABC lettre "G")

Le père éternel d'Anne Goscinny

Nous sommes le 12 janvier 1984. Stanislas vient de mourir. Il laisse derrière lui Sophie, sa fille de dix ans. C’est la première fois qu’elle rentre dans un cimetière, le jour ou l’enterrement de son père a lieu. Elle ne comprend pas vraiment qu’elle ne le reverra jamais. A son âge, il y a des subtilités qu’on a du mal à assimiler. Elle a du mal à faire la différence entre « toujours » et « jamais », entre la mort et un sommeil....Alors que sa mère, sa grand-mère, sont en pleurs, Sophie est persuadée que son père va se réveiller, se relever....

En parallèle, vit dans ce cimetière, Max. Gardien de ceux qui dorment d’un sommeil sans matin. Max aussi porte le deuil. Celui d’Hanna. Jeune juive de seize ans raflée avec sa famille en 1942. S’il n’a jamais accepté sa mort, c’est parce-qu’il y a eu ces serments d’adolescent, serments qu’il n’a pu se résoudre à rompre. Persuadé qu’elle finirait par rentrer, il a arpenté l’hôtel Lutétia, lieu de ralliement pour tous les déportés rentrant de leur cauchemar,  puis les rues de son quartier, jour et nuit...

Sophie non plus n’oubliera pas. Chaque année, à la même date, elle viendra se recueillir sur la tombe de son papa. Ce sera alors le moment des confidences, des secrets, du brin de mimosa, et de la lettre déposée sur la stèle....

Ces lettres, Max les ramassera et les conservera, précieusement.....

Une amitié profonde va les unir, pour de longues années. Ensemble, lors de leurs entrevues, ils apprendront à admettre la disparition d’un être cher....

Anne Goscinny, fille de René Goscinny (Le petit Nicolas), nous livre ici un roman qui, comme dans une mélodie, est ponctué de notes de musique tantôt graves, tantôt légères, mais sans jamais virer dans le drame et sans fausse note....

   L'avis de Florinette et de Clarabel....

Par Patch
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 00:00

 Africa Trek (Tome 1 et 2) de Sonia et Alexandre Poussin

Comment vivre une aventure hors du commun en ne se servant que de ses deux jambes ?

Et bien il suffit de faire comme Sonia et Alexandre Poussin...pas si facile me direz-vous, tout le monde n’est pas capable de marcher pendant 14000 kilomètres, et ce pendant trois ans…ce chiffre paraît absolument insurmontable ! Pourtant, en lisant ce journal de bord, qui suit pas à pas le long chemin parcouru par Sonia et Alexandre on se laisse prendre au jeu. Toute cette aventure semble si excitante et si enthousiasmante....Mais tout d’abord, pour remettre les choses dans leur contexte, mettons la situation bien en place. Les Poussin ont pris la décision de remonter le continent africain à pied, du cap de Bonne-Espérance au lac de Tibériade pour refaire symboliquement le premier voyage du premier homme.

Le tome un nous raconte les sept mille premiers kilomètres de leur aventure, du Cap au Kilimandjaro. Ils y traverseront l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Malawi, la Tanzanie. Nos deux aventuriers y affronteront le soleil implacable, les attaques d’animaux sauvages mais nous feront également partager leurs rencontres exceptionnelles.  

Le deuxième tome nous fait suivre leur parcours à travers le Kenya, le Soudan, l’Egypte. Il y aura toujours ces rencontres d’un jour, émouvantes et inoubliables, mais également la soif à travers le désert, les lions, la chaleur, la découverte de cette culture si différente de la nôtre.

Cette aventure nous entraînera dans un voyage rempli de paysages magnifiques, de personnages attachants, de mondes aussi différents les uns des autres. Nos deux aventuriers en ressortiront totalement changés, car ce cheminement qui les conduisait à travers les pas du premier homme les aura finalement conduit à croiser une multitude de pas ô combien enrichissants. Ce carnet de voyage au jour le jour se lit pratiquement comme un roman car on veut sans cesse savoir quelles péripéties notre couple va rencontrer, comment leurs problèmes vont finir par se résoudre et quel autre retournement de situation va avoir lieu…Ces deux livres sont également remplis de magnifiques photos illustrant les moments clés de leur voyage dont un étonnant pêle-mêle des personnes qu’ils ont croisées.

Pour finir, cette aventure humaine hors du commun nous apprend beaucoup de choses sur la générosité à l’état pur mais aussi sur la persévérance et sur la foi en ce que l’on a entrepris. Une magnifique leçon sur ce que la passion peut faire partager à un couple.

Le site de Sonia et Alexandre Poussin est disponible ici....   http://www.africatrek.com/weblog/

        Mme patch

Par Mme Patch
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Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 00:00

 (1er livre du challenge ABC lettre "V")

Bord de mer de Véronique Olmi

Les moyens n’y sont pas, le cœur pas vraiment non plus. Mais elle y croit, elle veut y croire quand elle leurs dit que ce départ signifie "vacances". Stan et Kévin, ses deux petits garçons n’ont jamais quitté la cité, ils y vivent seul avec leur mère...Ce départ soudain, cette cuisine qu’on abandonne rend soucieux Stan, l’aîné....En plus demain il y a école, ce n’est pas les vacances. Mais ce soir, on prend le bus, au milieu d’inconnu, pour l’inconnu. Il fait nuit, il pleut, il fait froid. Le dernier billet de cent servira à payer les places. Après, ce sera l’hôtel. Pas vraiment ce qu’imaginaient les enfants. Un hôtel, ça brille de mille feux, c’est les grands tapis rouges, les fleurs...Là c’est plutôt vide de tout. C’est très sombre, tout est marron, du sol au plafond...On s’y croirait seul, perdu au bout du monde. La chambre est au sixième. Un lit, une porte qui ne s’ouvre qu’à moitié, une fenêtre. Les sanitaires, sale et puants sont au bout du couloir....

L’apothéose doit être pour le lendemain. C’est que maman ne les emmènent pas n’importe où en vacances. Le lendemain, c’est la mer...Mais pas de chance, il pleut toujours. Tout est gris, froid. Et comme à l’hôtel, le sentiment de déception se fait sentir....La mer a la couleur du ciel, ou plutôt serait-ce le contraire ? On ne sait plus.

Mais ces vacances doivent être réussi, Stan et Kévin doivent être heureux....Et maman y veillera....

Il est des livres qui, une fois fini, donne l’impression de ne plus vouloir se refermer. Jamais. Tout le texte suinte de cette souffrance trop longtemps accumulée, comme une blessure, une mauvaise plaie qui ne voudrait pas cicatriser. Le titre lu, la couverture tournée, vient alors un cri, un cri de désespoir. Il est infini. Comme une main tendue qu’on ne pourrait attraper trop occuper à se boucher les oreilles, tellement ce cri, cette souffrance, par sa puissance nous est insupportable. On ne voudrait jamais atteindre la dernière page, on se dit qu’on ne pourra y arriver, trop dur...Tout est trop fort, trop pesant. Les mots, les sentiments, les couleurs, les odeurs....Tout ce qui émane de ces pages, n’est là que pour nous entraîner dans un abîme, où la souffrance guette, sournoise elle attend sa proie. Et comme une caresse, qui vous endort, pour mieux vous soumettre, vous brise....Net....

Il est des livres dont on ne sort jamais indemne....dont on ne sort jamais vraiment....

L'avis de Barbabella.....

Par Patch
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 00:00

 Recherche grand-mère désespérément de Janine Boissard

Voici un beau coup de cœur pour un livre.

Tout débute dans une résidence de haut standing pour retraités. Blandine est la cadette, elle a soixante-huit ans. C’est une grand-mère très active et très vivante, qui fait toutes sortes d’activités pour conserver sa vitalité. Tout pour faire d’elle une grand-mère idéale…oui mais voilà, Blandine est veuve et ses deux enfants, ainsi que toute sa descendance, vit à l’étranger, aux Etats-Unis, loin d’elle. Elle ne les voit que deux fois par an, une à Noël et une autre pendant les vacances d’été. Mais Blandine n’en est pas déprimée pour autant, elle reste toujours gaie et enjouée et se permet même de flirter avec un pensionnaire de la résidence.

Et voilà qu’un jour un évènement imprévu vient troubler sa petite vie calculée et planifiée. Lors d’une de ses promenades en dehors de la résidence, elle fait la connaissance inattendue d’un jeune garçon de huit ans et demi, prénommé Michel-Ange. Cette rencontre fortuite va bouleverser la vie de Blandine et leurs rendez-vous vont vite devenir quotidiens. Le petit Michel-Ange lui apprendra d’étranges choses sur sa vie et Blandine voudra creuser plus profondément pour connaître le réel désarroi de cet enfant. Cette magnifique histoire « d’amour » entre Blandine et Michel-Ange entraînera cette merveilleuse grand-mère dans d’incroyables péripéties.

 Janine Boissard nous fait ici le portrait d’une grand-mère nouvelle génération qui grâce à sa rencontre avec ce jeune garçon se permettra de faire tomber les barrières dressées pendant son adolescence par un environnement strict. Ce roman nous permet de passer un merveilleux moment en compagnie de personnages très attachants, de situations parfois loufoques et surtout sans jamais s’ennuyer un seul instant. Un livre très « frais », conseillé pour  bien débuter l’année.

        Mme patch

Par Mme Patch
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 00:00

 Les Catilinaires d'Amélie Nothomb

C’est l’histoire d’Emile et de Juliette, retraités, qui ont décidé de s’acheter une petite maison isolée au fond des bois pour y finir leurs jours ensemble, tranquillement. Ils vivent le plus loin possible de tous les tracas et ne provoquent que les rencontres nécessaires à leur survie. Jusqu’au jour où Palamède Bernardin, leur voisin le plus proche, vient se présenter chez eux. Cette rencontre n’aurait rien d’extraordinaire en soi si ce n’est que Palamède prendra l’habitude de venir les voir tous les jours, sans exception, de quatre à six heures et de plus sans dire un mot ou presque…C’est à partir de ce jour que la quiétude d’Emile et de Juliette va être perturbée…la curiosité des premiers jours fera place à de la politesse, ça ne se fait pas de mettre quelqu’un dehors comme ça...et la politesse fera place à de la hantise, de la rage, de l’incompréhension car la situation finira par devenir totalement hors de contrôle. Les visites de Palamède vont se transformer en idée fixe, en obsession qui va finir par occuper l’esprit d’Emile jours et nuits...L’histoire va alors se transformer en une sorte d’enquête cauchemardesque bourrée de passages dignes d’un roman policier, et de situations aussi surprenantes qu’inattendues.

Si le sujet peut paraître très noir a priori, je pense que ce roman se veut en priorité être une comédie, vraiment dérangeante par moments, mais vraiment horripilante aussi. Je me dois de prévenir tous ceux qui n’ont encore jamais lu Amélie Nothomb, car elle possède un style, une façon d’écrire relativement peu commune. Beaucoup diront de ses romans qu’ils sont  vraiment « bizarres », moi je dirais plutôt,  c’est soit on adore, soit on déteste....Et moi, j’adore...

« Les catilinaires » est mon préféré d’Amélie Nothomb.

(publié par Mme patch....)

 

Par Mme patch
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 00:00

 L'Atlantique Sud de Jérôme Tonnerre

Voilà une bien belle façon de commencer l’année. Avec un bon bouquin. Et celui-ci en est un. Humour, clin d’œil, jeux de mots, et boîtes de thon, le tout sans modération...

Voilà l’histoire de Jérôme tonnerre. Casanier et féru de voyages. Son rêve ? Ces pays, ces lieux pleins de magie et de mystère, toutes ces destinations de bout du monde rencontrées lors de ces lectures, club des cinq, Spirou, de ces albums de Tintin, des visites en compagnie de son père, qui travaille au musée de l’Homme ou encore à celui de la France d’outre-mer, « ex celui des colonies », ou mieux encore, au travers de ce correspondant congolais via le journal de Mickey. Tout un esprit qui va se forger sur l’unique envie, celle de partir. Mais voilà, point de départ pour Jérôme. Au fil des années, devenu sédentaire invétéré, condamné au plancher des vaches, il suit une thérapie pour comprendre d’où peut bien lui venir cette peur panique lorsqu’il est sur le point de franchir ne serait-ce que les limites de son quartier.

Viendra alors un événement, majeur dans sa vie un peu pantouflard si l’on peut dire, la mort de sa maman qui lui laissera ses derniers mot : « Je veux être incinérée et mes cendres jetées dans l’Atlantique sud ». Quelle volonté ! D’autant plus que l’Atlantique Sud représente une vaste étendue, et qu’elle ne laisse point d’explication ni de lieu précis. Son frère Bertrand et sa sœur Laurence lui laisseront le soin d’appliquer ses dernières exigences, n’ayant ni le temps ni l’envie de s’en occuper. Jérôme se lancera alors dans une enquête en fouillant les affaires de la défunte dans le but de trouver des explications, et surtout lui laisser le temps pour se préparer à ce voyage qu’il doit faire et qui n’est pas vraiment le bienvenu....

Au fil de cette enquête, il va découvrir qui a vraiment été sa maman, personnage pleins de secret et de mystères, qui vont l’amener de découvertes en découvertes, à des révélations bien stupéfiantes, et pourquoi pas, le faire enfin quitter son quartier ?...

L'avis de Florinette...

Par Patch
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