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Des inconnus ne sont jamais que des  proches que l'on ne connaît pas encore...                             

Vous êtes la<éme personne depuis l'ouverture de ce blog, le 08 octobre 2006,  je vous remercie pour votre visite et vous souhaite bonne lecture    

M. et Mme Patch ... ;o ))

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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 10:51

 

                                             Sylvain Augier - L'instant où tout a basculé


Sylvain Augier, tout le monde le connaît, de nom en tout cas. Moi personnellement, je le connais grâce à « Faut pas rêver ». Je n’ai jamais été assidue, mais j’ai toujours trouvé le concept sympa. Mais ici, dans ce témoignage, nous nous retrouvons plutôt dans un véritable cauchemar. Je n’avais pas entendu parler du terrible accident qui a bouleversé la vie de Sylvain Augier, peut-être étais-je trop jeune à l’époque…


Tout commence le 24 Août 1988, le jour où Sylvain Augier aurait du mourir dans un terrible accident de parapente. Va suivre une longue convalescence, des choix draconiens car son pied  a durement souffert et la gangrène guette…Mais Sylvain ne veut pas perdre son pied il ne veut pas être amputé…
Cette décision irrévocable l’entraînera dans un engrenage de dépression et d’accoutumance à la morphine.

 Ce livre n’est pas seulement le témoignage d’un accident mais également une sorte de biographie qui nous raconte les angoisses incessantes de cet animateur pourtant toujours si souriant. Il nous raconte combien il a besoin, toujours, de se mettre en danger, de prendre des risques toujours plus importants, d’être sans cesse occupé.
Il nous raconte sa solitude aussi, l’absence alors qu’il est toujours très entouré.

Un récit bourré de contradictions qui nous parle de sa volonté de vivre, lui qui a frôlé tant de fois la mort presque volontairement. Il nous parle de sa descente aux enfers à cause d’une douleur lancinante, de son accoutumance aux antalgiques puis à la morphine, toujours plus et plus souvent.
 Il nous parle de toutes les rencontres décisives qui ont fait sa vie et qui l’ont conduit vers les bons ou les mauvais chemins.

Un témoignage qui m’a beaucoup touché, que j’ai trouvé très courageux et qui m’a appris beaucoup de choses.

Par Mme Patch
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 20:36

 

Nathalie Rheims - Le chemin des sortilèges

 

 

Comment réussir à démêler le vrai du faux ? Où s’arrête le rêve et où commence la réalité ?

C’est dans cet obscur questionnement que nous entraîne ce huit-clos, dans l’intimité d’une jeune fille devenue femme qui se retrouve face aux secrets qui ont bercé son enfance, face à Roland… Elle décide, dix ans après son départ, de le retrouver, de comprendre pourquoi il est parti alors qu’il l’avait vue naître et qu’il l’avait toujours soutenue.

Quand elle le retrouvera, dans une petite maison loin de tout, elle se verra confrontée à ses peurs, à ses doutes. Il lui sera difficile de parvenir à faire la différence entre ses cauchemars et les évènements de ses journées. Ses souvenirs ressurgiront à travers les contes de fées qui apparaîtront mystérieusement chaque matin.

Un long chemin de prise de conscience, une approche douloureuse de la vérité, un secret bouleversant à accepter et surtout l’acceptation d’une troublante réalité…

Comment réussir à s’en sortir indemne et à ne pas sombrer dans la folie ?

Un huis-clos très angoissant, perturbant, dérangeant, qui nous fait nous torturer les méninges pour essayer de démêler ce casse-tête…un secret qui finit par nous ronger nous aussi.

Par Mme Patch
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 09:12



Heather et Rose MacDowell - Un baiser, l'addition!

Encore une petite bouffée d‘air frais et d’humour avant d’entrer véritablement dans les frimas de l’hiver…

Erin, jeune new-yorkaise branchée se trouve victime d’un licenciement. Elle qui vivait jusqu’à présent avec de solides revenus se retrouve dans une situation précaire et se voit accepter un coup de pouce d’un ami de son père qui lui a trouvé une place de serveuse dans un des plus chics restaurant de New York.

Ses débuts sont d’autant plus difficiles que l’ami de son père est persuadé qu’elle a déjà travaillé en tant que serveuse alors qu’elle n’a en fait servi que pendant les vacances dans une gargote de bord de plage.

Mais les plus grandes difficultés qu’Erin va rencontrer seront surtout les exigences fantaisistes de sa responsable ainsi que les sautes d’humeur du grand chef. Difficile de s’épanouir dans un tel environnement (tous ceux qui travaillent et qui ont un jour travaillé dans la grande restauration ne me contrediront pas), mais heureusement pour Erin, ses collègues vont la soutenir et un rayon de soleil va venir éclairer ses soirées, le beau Daniel…

Entre stress, fous rires et romantisme, situations cocasses et déjantées, Erin va finir par se remettre en question et bien que cette situation professionnelle ne soit pas l’idéal pour elle, elle va lui permettre de se rendre compte des choses qui comptent vraiment pour elle.

Une caricature plus vraie que nature ?

J’ai vraiment passé un très bon moment avec cette lecture (merci Déborah !)

 

Par Mme Patch
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 11:07


                                 Jean-Paul Dubois - Vous plaisantez , monsieur Tanner


Je n’avais jamais entendu parler de ce livre et pourtant je l’ai eu entre les mains, par hasard, en le trouvant sur la table de nuit chez ma maman…

Voici un petit roman très sympathique, très piquant avec un humour comme je l’aime.

Paul Tanner, notre héros, qui menait jusqu’à présent une existence paisible, se retrouve héritier de la maison familiale de son oncle. Situation qui pour tout être normalement constitué est plutôt une bonne nouvelle…seulement cette maison se retrouve être un cadeau empoisonné. Paul Tanner accepte sans avoir au préalable vu la maison dont il n’a qu’un lointain souvenir datant de son enfance, et lorsqu’il se retrouve à faire un devis des travaux nécessaires à la réhabilitation de la bâtisse, il manque tomber dans les pommes…car il a vendu sa propre maison pour pouvoir s’occuper entièrement de sa nouvelle acquisition et nourri déjà d’amers regrets.

Devant l’étendue de la tâche et le montant faramineux des sommes qu’on lui a dévoilé, Paul Tanner décide de pendre des ouvriers au noir…il regrettera vite son geste.

Les travaux de M. Tanner vont nous faire découvrir toutes sortes de personnages aussi délirants les uns que les autres, un véritable arc-en-ciel de nationalités et de portraits caricaturés…un véritable délice…sauf pour M. Tanner !

Par Mme Patch
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 20:41


                                                               Florence Ben Sadoun - La fausse veuve

Comment vivre un amour naissant lorsqu’il est brusquement interrompu par un accident vasculaire cérébral ? Comment supporter la vue d’un corps autrefois si vigoureux devenu soudainement sans vie, sans mouvement à part celui d’un seul œil ?

« La fausse veuve » nous entraîne dans le questionnement de cette femme, elle nous raconte leur amour, leurs moments de joie…comment, après l’accident de celui qu’elle aime, elle est reléguée au rang de simple maîtresse alors que cet homme venait de quitter sa femme pour elle…

 Elle nous raconte la souffrance de ne pouvoir entendre des mots de la bouche de celui qu’elle aime, de ne pouvoir se sentir désirée, aimée, le manque  physique tout simplement. Les coups de téléphone à l’hôpital, la rencontre avec le « vraie » femme de son homme, le vouvoiement qu’il voulait encore conserver, du secret de leur relation au travail…

On comprend la difficulté de faire un choix, la difficulté de briser le serment qu’on avait pu faire de ne jamais le quitter, comment savoir si la situation ne s’améliorera pas un jour, mais surtout comment vivre face au « locked-in syndrome », face à quelqu’un privé de parole ?

Le cheminement vers la décision du deuil est compliqué et douloureux…mais nécessaire.

Un roman sombre et décousu qui nous entraîne dans la mémoire de notre héroïne, aussi bien dans son enfance que lors de la rencontre de l’homme qu’elle aime et qui nous ouvre les yeux sur l’importance de choses qui nous paraissent souvent futiles.

Par Mme Patch
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 17:33


                                                                          Delphine de Vigan - No et moi


Lou a treize ans, elle est surdouée et vit dans une famille brisée par la mort d’un enfant, Thaïs, la petite sœur de Lou. Son quotidien se partage entre ses théories et ses questions incessantes, l’absence psychique de sa mère depuis près de quatre ans et les efforts de son père pour lui faire croire qu’elle vit dans une famille normale.

Lou est petite dans sa classe, non seulement par sa taille mais aussi par son âge, elle ne réussit pas à s’intégrer. La seule personne qui lui parle est Lucas, le grand et ténébreux rebelle de la classe, qui lui, a redoublé deus fois. La vie de Lou va être bouleversée le jour où elle va être obligée de se retrouver face à l’exercice qu’elle déteste le plus : faire un exposé devant toute la classe. Sans trop y réfléchir, elle décide de parler de la vie des « sans abri » et d’interviewer quelqu’un.

C’est là qu’elle va rencontrer No, une jeune SDF d’à peine dix-huit ans, rebelle, sauvage. Lou va tenter de l’apprivoiser, d’en savoir plus sur elle. Se crée alors une relation hors du commun entre ces deux jeunes filles paumées, une relation que personne ne comprend. Jusqu’au jour où Lou demande à ses parents la permission d’héberger No, pour l’aider à retrouver du travail, pour se sentir importante. Ses parents contre toute attente vont accepter, No va même aider la mère de Lou à sortir de sa torpeur et à revenir petit à petit à la vie. Tout semble aller pour le mieux, Lou et No sont « ensemble » et c’est tout ce qui compte, mais malheureusement pour elle, Lou va devoir faire face à une réalité dont sa jeunesse avait voulu faire abstraction.

No est brisée, elle se réfugie dans l’alcool et Lou est trop jeune pour pouvoir l’aider…

Un roman d’apprentissage de la vie, de la dure réalité de la vie même si l’on voudrait voir les choses à travers les yeux de cette jeune fille de treize ans…

Par Mme Patch
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 17:47


                                                                             Lisa Jewell - Vince et Joy


Le deuxième de ma série se classerait dans la catégorie « eau de rose » 

« Vince et Joy » ce sont deux adolescents un peu paumés qui se rencontrent dans un camping pendant leurs vacances.

 Joy est une jeune fille perturbée par la relation qu’entretiennent ses parents, elle sort à peine d’une dépression nerveuse après avoir découvert son père en pleine action avec une autre femme que sa mère et avoir été forcée à garder le secret.

Vince, lui, n’a jamais plu à une fille, il est né avec un menton prognathe et à toujours été surnommé « tête de melon » aussi loin qu’il s’en souvienne, du moins jusqu’à l’année précédente où il a été opéré, son menton prognathe ayant été considéré comme un handicap.

Vince et Joy vont créer entre eux une relation fusionnelle en à peine trois jours et vont vivre ensemble leur grand saut dans le monde des adultes, une expérience qui touchera aussi bien l’un que l’autre.

Seulement le destin va s’en mêler et le lendemain, Joy aura disparu en ne laissant derrière elle qu’un mot, partiellement effacé par la pluie.

Ils vont vivre chacun de leur côté sans en savoir plus l’un sur l’autre, mais le hasard va souvent les faire se croiser, se rencontrer, regretter…pendant près de vingt ans…et si le premier amour était le bon ? Ne faudrait-il pas pousser le destin ?

Un chassé-croisé insoutenable, un roman tendre, émouvant, romantique à souhait avec l’amour qui triomphe à la fin.

Par Mme Patch
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 15:47


                                                          Jennifer Weiner - Crime et couches-culottes


Je ne sais pas si ce sont les vacances, mais je me retrouve face à une série de lectures assez superficielles et romantiques, les vrais romans de plage ou de gare (bien que j’en sois loin physiquement!).

Bref, aucune honte pour moi, ça fait du bien de temps en temps de lire, juste pour se divertir !

Le premier de la série m’a été prêté par une amie.

« Crime et couches-culottes » nous transporte dans une petite ville du Connecticut, bien à l’abri de toute dépravation, remplie de mères au foyer modèles et de pères carriéristes, aucun dans le besoin, bien évidemment. Kate Klein y vit avec son mari avocat et ses trois enfants.

 A priori, une vie tranquille et sereine, mais peut-être un peu trop pour Kate qui ne se sent pas du tout à l’aise dans ce costume de mère au foyer…car elle est loin d’être une mère modèle, elle est sans arrêt débordée, se trouve trop grosse, son intérieur manque de goût bref, sa vie manque grandement d’organisation. Le pire de tout est que Kate s’ennuie à mourir et se souvient avec nostalgie de la carrière de journaliste qu’elle a du laisser tomber suite à la naissance de ses enfants.

Jusqu’au jour où, invitée mystérieusement par une de ses congénères (mère au foyer), Kitty, elle se retrouve face à son cadavre. Un assassin rôde dans cette petite ville tranquille.

S’il n’y avait que le cadavre de Kitty, Kate aurait simplement été bouleversée et aurait oublié cette affaire aussi rapidement qu’elle l’avait découvert, mais elle se retrouve face à un nom qu’elle n’a pas réussi à oublier pendant de nombreuses années, celui de Ewan McKenna, son premier amour, celui qui lui a brisé le cœur.

Sa curiosité est plus forte et son ennui est trop grand, elle décide de tout faire pour savoir quel sera le lien entre son ancien amour et son « amie » morte, elle fera tout pour retrouver l’assassin de Kitty.

Ce roman m’a beaucoup fait rire, particulièrement la meilleure amie de Kate qui est vraiment loufoque. On se croit dans un feuilleton que l’on peut voir le dimanche après-midi (enfin je suppose que ça se fait encore) et on se divertit.

Par Mme Patch
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 14:15



                                          Cyril Massarotto - Dieu est un pote à moi


Voici comment une rencontre peut bouleverser une vie…

Nous sommes en compagnie d’un jeune homme de trente ans, vendeur dans un sex-shop, orphelin et qui se retrouve soudainement confronté à…Dieu. Oui Dieu !

Il l’a choisi aujourd’hui comme meilleur ami, comme confident, Il répondra à toutes ses questions existentielles et qui est mieux placé pour savoir ? Mais Dieu n’est pas exactement celui que l’on imagine, en fait, Il est beaucoup moins solennel, Il est drôle, farceur, taquin, toujours présent quand on a besoin de Lui, bref Il est comme doit être un meilleur ami.

Mais la véritable rencontre qui va bouleverser notre protagoniste, c’est Alice. Cette jeune étudiante en psycho à la Sorbonne va lui faire découvrir la chose la plus importante dans la vie : l’amour. Mais pas n’importe lequel, le vrai, le véritable, celui dont on ne se remet jamais.

Alors oui, tout semble aller au mieux pour notre trentenaire, Dieu l’a choisi comme meilleur ami, il a rencontré l’amour de sa vie, ce qui n’arrive pas à tout le monde, à chaque fois qu’il a une question ou un doute il s’en remet à son meilleur ami (donc Dieu), son chemin semble tout tracé et pourtant tout ne va pas se dérouler comme il l’avait imaginé…et surtout, il aimerait comprendre pourquoi Dieu l’a choisi lui ?

Nous voilà transportés dans un voyage plein de questionnements, de révélations, ce roman n’est pas du tout un récit initiatique ou spirituel, mais il nous entraîne vers des terrains sur lesquels on ne se serait peut-être pas aventuré. On a vraiment envie de le connaître ce Dieu, de le rencontrer, de le côtoyer, de lui poser des questions et surtout avoir des réponses…

Peut-être que des yeux pieux seraient choqués par certains passages (certainement d’ailleurs) mais me concernant, je me suis souvent reconnue dans Ses idées (si, si !).

Je trouve que Cyril Massarotto a eu beaucoup de courage pour s’engager dans cette voie, il a su donner le ton juste à ce roman, j’ai beaucoup souri et beaucoup ri, j’ai versé quelques larmes et j’ai appris beaucoup de choses essentielles.

La principale leçon que je tirerais de ce livre : ne donner de l’importance qu’aux choses qui le méritent vraiment…

 

Et vous, à votre avis quelle est la chose la plus importante dans une vie ?

 

N.B : Je tiens à remercier grandement  XO Editions qui m’a gracieusement offert ce roman en avant première.

 

 

Par Mme Patch
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 09:03



                       John Steinbeck - Des souris et des hommes


Voici un livre qui fait ou du moins qui faisait partie du programme de français au lycée. Je l'avais lu il y a une bonne dizaine d'année et je me rappelle en avoir gardé un très bon souvenir, il m'avait fortement marqué. Lorsque je l'ai trouvé un jour en occas', je n'ai pas hésité, je l'ai acheté...
Ce roman raconte l'histoire poignante de deux hommes, Lennie et Georges. Ils sont de la simple main d'œuvre et parcourent les différents ranches de leur région pour trouver des petits boulots saisonniers. Ces deux hommes ne se quittent jamais, Georges est petit et trapu, c'est lui qui dirige et décide, Lennie quant à lui est grand et possède une force d'ours, par contre il est un peu « simplet » et adore caresser tout ce qui est doux, ce qui finit en général par causer pas mal d'ennuis...
C'est d'ailleurs pour ça que Georges et Lennie se retrouvent encore une fois sur la route à chercher un nouveau travail et qu'ils atterrissent dans un énième ranch pour se faire un peu d'argent et enfin réussir à concrétiser leur rêve : posséder une ferme avec du terrain et être leur propre patron...
Mais Georges va devoir surveiller Lennie, comme à son habitude, surtout que le fils de leur nouveau patron, Curley, lui tourne autour et lui cherche du grabuge sans raison, et que sa femme, très aguicheuse n'en fait pas moins...
La force de Lennie, bien supérieure à son intelligence, les entraînera malheureusement vers une issue tragique...
Une histoire d'amitié poignante, une relation hors du commun, une vie simple, un rêve, une tragédie...
Pour ceux qui ne l'ont pas encore fait...lisez-le !

Par Mme Patch
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 16:36

 


                                             Marc Levy - Les enfants de la liberté

C’est l’histoire de deux frères…deux frères qui sont tout juste sortis de l’adolescence et qui décident malgré eux, à cause de ce que vit leur pays, de protéger la chose la plus importante qu’ils connaissent…la liberté.

 

Jeannot et Claude sont juifs, vivent en France pendant la seconde guerre mondiale et font partie de la résistance… Ce roman nous décrit bien sûr la cruauté, l’absurde, l’innommable, sans fioriture, à travers les yeux de ces jeunes hommes qui font partie d’une seule et grande famille qui est tout ce qui leur reste, la Résistance.

On y découvre tous les sabotages possibles et imaginables pour retarder ou détruire, les intimidations, les vengeances pour un compatriote assassiné…Mais surtout on vit la séparation de ces deux frères qui cherchent à se rencontrer régulièrement, à essayer de passer des moments « normaux » ensemble. On vit la peur, l’angoisse, l’incompréhension. On finit par faire partie de cette famille que ces jeunes hommes et femmes ont recréée.

Ne vous attendez surtout pas en lisant ce roman à une histoire « à la Marc Levy », c’est une histoire vraie, vécue…le Jeannot de l’histoire, c’est le père de Marc Levy.

Je conseille ce livre à tous ceux qui sont en général assez réfractaires aux lectures en rapport avec la guerre (ce qui est mon cas) car on le vit autrement, on partage le quotidien de ces résistants, le lien de ces deux frères, leur seul et unique but…protéger la liberté…

Un roman très émouvant qui m’a fait découvrir une facette de la guerre que je ne connaissais pas et également un autre Marc Levy…

A lire pour ne pas oublier ceux qui se sont battus pour notre présent.

Par Mme Patch
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 21:17
 

                                                            La mémoire des murs - Tatiana de Rosnay



On pourrait croire au départ dans une nouvelle vie...
Pascaline, tout récemment divorcée recherche l'appartement de ses rêves pour redémarrer à zéro. Quand elle pense l'avoir enfin trouvé elle s'installe rapidement, mais dès le premier soir, lorsqu'elle veut se coucher, elle commence à ressentir un malaise physique...Elle le met tout d'abord sur le compte de l'angoisse et de la fatigue, mais lorsqu'elle apprend que dans cet appartement et dans sa chambre justement un meurtre a eu lieu, elle se met à comprendre...
Malgré ses efforts la situation ne s'améliorera pas et son malaise grandira même, elle finit par déménager...Cependant, l'histoire de ces meurtres la poursuit, car il n'y a pas eu qu'un seul meurtre, toute une série de jeunes filles ont été assassinées dans les mêmes conditions, dans leur appartement, dans leur chambre...Pascaline en fait alors une affaire personnelle, elle se met à faire des recherches, va sur les lieux des crimes, se renseigne sur les jeunes filles, finit par s'identifier aux mères qui ont perdu leurs enfants...Et cette enquête fait renaître en elle une souffrance qu'elle avait tenté vainement d'oublier...Malgré les réticences de son entourage, Pascaline ressent le besoin de savoir et les conseils de ses amis ne font que l'isoler davantage...son enquête tourne alors à l'obsession...
Un roman qui démarre somme toute d'une manière assez anodine, par un divorce, la remise en question d'une femme de quarante ans sur son avenir sentimental, la perte d'un enfant, des difficultés rencontrées malheureusement de nos jours de plus en plus, mais qui prouve également qu'un enchaînement d'évènements peut parfois emmener l'être humain à aller au-delà de ce qu'il pouvait imaginer...
L'écriture en crescendo de ce roman nous entraîne à chaque fois sur un terrain de plus en plus risqué et qui finit par déraper..
En ce qui me concerne, j'ai vraiment été bluffée par la fin...

Nota bene: Ce livre m'a été offert par les éditions Héloïse d'Ormesson et je les remercie encore.

Par Mme Patch
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 10:18

                                  Les désarrois de Ned Allen - Douglas Kennedy


Est-il encore nécessaire de vous présenter Douglas Kennedy ? Si oui, ce résumé devrait vous combler...
Ned Allen est responsable de la vente d'espaces publicitaires dans un magazine d'informatique. Natif d'une petite ville du fin fond des Etats-Unis, il ne doit sa réussite fulgurante qu'à lui-même, qu'à son talent de vendeur né...Il a tout pour être heureux dans la vie, une femme charmante, un boulot qui lui plaît et la paie qui va avec, jusqu'au jour où la restructuration de son entreprise signe sa déchéance...mais ne vous attendez à une histoire banale de perte d'emploi ou de dépression, non, ce serait mal connaître Douglas Kennedy, cela va beaucoup plus loin que ça...
En quelques semaines à peine, Ned va tout perdre alors qu'il se croit à l'abri. Son travail bien sûr mais également la certitude de retrouver un autre emploi dans la même branche car sur un coup de tête irréfléchi, il a démoli le portrait de celui par qui ses problèmes démarrent...Mais cela ne s'arrête pas là bien évidemment, car après cette descente dans les bas fonds, cette dépression, il se retrouve un peu malgré lui dans une situation qui le compromet aux yeux de sa femme, sa dernière alliée...et conséquence directe, elle le quitte...Dernier coup de massue dans sa vie, qui finit de l'achever...
Mais malgré tout, la réalité le rattrape, il va être obligé de se reconvertir et d'accepter n'importe quel boulot et surtout de trouver un toit car il s'est fait jeter dehors...Et c'est là qu'il se souvient d'une vieille connaissance à lui, un ancien camarade d'université...il croit voir la lumière au bout du tunnel. Cet ami, Jerry, lui propose de l'héberger le temps qu'il refasse flot et lui trouve même un boulot, bien payé, mais quelque peu mystérieux...Ned saute sur cette occasion sans hésiter...et le regrette rapidement...Il croyait avoir connu l'enfer, il va connaître l'indicible...
Encore une fois j'ai été bluffé par ce roman, l'esprit de Douglas Kennedy est quand même vraiment tordu, on pense que notre protagoniste a connu tous les malheurs possibles et imaginables et bien non, il réussit encore à connaître pire. Le plus difficile étant que, en plus, le personnage de Ned Allen est vraiment attachant, car même s'il est un commercial hors pair et qu'il peut vendre tout et n'importe quoi à n'importe qui, il est toujours réglo avec ses subalternes et surtout il est humain.
Vraiment, j'aime le côté déjanté de l'écriture de Douglas Kennedy, on ne s'ennuie pas un seule seconde, il y a sans cesse des rebondissements, positifs ou négatifs et quoi qu'il en soit, le protagoniste arrive toujours à plus ou moins se sortir de ces situations qui paraissent sans issue...Un roman plein de suspense, de réalités aberrantes et d'une touche d'humour toujours bienvenue...

 

Par Mme Patch
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 21:14

                                            Guillaume Musso - Je reviens te chercher


Leçon de vie : ne pas oublier de faire les choses qui sont vraiment importantes avant d'avoir des regrets et d'avoir atteint le point de non-retour...
C'est ce que la vie va permettre à Ethan...une seconde chance...
Ethan a vingt-trois ans lorsqu'il se rend compte que sa vie est déjà toute tracée et pas forcément de la manière dont il aimerait...il fait alors ce que beaucoup aimeraient mais n'osent jamais, fuir sa vie et tous ceux qui l'habitent...Le soir de son anniversaire, il décide d'abandonner celle qui doit devenir sa femme, son meilleur ami et son travail, il part à l'aventure pour se construire la vie dont il rêve...
Dix ans plus tard...Ethan a réussi son pari, il est célèbre, riche et vit à cent à l'heure, mais malgré tout il sent qu'un danger le guette et le seul véritable bonheur qu'il connaît va être mis en péril à cause de ses craintes...par peur de faire du mal à celle qu'il aime, Céline, il va la quitter et c'est à partir de ce moment là, le fameux « point de non-retour » que toute sa vie va basculer...
Il va se réveiller le 31 octobre au matin avec un mal-être général et ne se souvenant plus des évènements de la veille au soir, réagissant uniquement en accord avec son état d'esprit et ce sans se douter à quel point cette journée sera décisive pour lui...
Je n'ose vous en révéler plus par peur de vous dévoiler tout l'intérêt du livre, mais de toute manière, ceux qui ont déjà lu Guillaume Musso savent qu'il sait toujours nous tenir en haleine et nous surprendre...
Pour ma part, j'ai volontairement évité de lire le quatrième de couverture pour commencer ce roman sans aucun a priori et pour me laisser surprendre et je vous avoue que je n'ai pas été déçue du tout...Je me suis accrochée à cette histoire du début à la fin en me demandant où tout ça pourrait bien mener...Bien évidemment il y a des leçons à retenir sur ce qui est important dans la vie, nos choix, nos priorités, nos actions et leurs conséquences, mais il n'y a aucune longueur ou morale...
Le livre est divisé en trois parties et chaque chapitre nous laisse en suspend ce qui nous oblige à tourner la page pour découvrir la suite...J'ai presque regretté d'avoir refermé le livre tellement le destin de ces trois personnages qui sont Ethan, Céline et Jessie, m'a captivé...Trois personnes liées malgré elles par leurs actions, leurs réactions, leurs vies et leurs morts...Arriveront-elles à changer leur sort ou ne pourront-elles rien faire contre l'inéluctable ?
Si vous aviez la chance de revivre la dernière journée de votre vie, que changeriez-vous ?



Nota bene : Ce livre m'a gracieusement été offert par XO Editions et je les en remercie encore ;o)

 

Par Mme Patch
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 19:16



Jenny Downham - Je veux vivre


Je me suis lancée dans cette lecture dans l’idée que c’était une histoire vécue, car généralement ce genre de livre est tiré d’un témoignage…l’histoire d’une jeune fille de 16 ans atteinte d’une leucémie depuis ses 12 ans et arrivant en fin de vie…Bon, je sais ce que la majorité d’entre vous se dit à ce moment précis…c’est plutôt lugubre et triste mais justement…on apprend tellement de choses sur la vie et à quel point elle est importante…parce que malheureusement on l’oublie si facilement…

C’est donc l’histoire de Tessa, une adolescente comme les autres, si l’on fait abstraction de sa maladie, qui a les mêmes attentes, s’amuser, faire des folies, le sexe, et surtout l’amour, bref toutes les choses inconnues à cet âge là. Tessa, elle, sait qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps pour profiter de tout ça et elle va décider de vivre à 100%, pour ne rien manquer…

Pas de pathos, ni d’apitoiement, mais un roman très beau, qui nous entraîne dans les méandres (déjà compliqués pour une ado « normale ») de l’esprit de cette jeune fille qui passe malgré elle à l’âge adulte…Bien sûr, nous faisons face à la peur, à l’inconnu de la mort (surtout à la fin du roman), nous partageons ses craintes, ses angoisses, celle de ses proches, mais nous vivons également les moments de joie, de délire, de transgression et ça a l’air tellement plaisant que l’on en vient à envier Tessa pour sa franchise et son naturel…

Un très beau roman (et non pas un témoignage, mais ça y ressemble beaucoup en tout cas) dont bien évidemment on connaît l’issue, mais il y a tellement de choses à partager entre temps que l’on se prend à l’oublier…

 

Par Mme Patch
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 20:43
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Philippe Djian - Doggy bag saison 2

Ca y est ! Je me suis mise à la suite !

Cela faisait pourtant un moment que je l’avais dans ma bibliothèque, mais j’hésitais à chaque fois que ma main frôlait ce livre…Oui, et tout simplement parce que je n’avais pas été fortement convaincue par ce roman-feuilleton…Cependant, comme l’auteur n’est pas bête, il nous laisse sur notre faim à la fin du dit livre et forcément, si on est un tant soit peu curieux, on a tout de même envie de savoir ce qu’il en est…

Donc, voici la suite des aventures de la famille Sollens : Marc et David les deux frères, Victor le père, Irène la mère et bien évidemment Edith, Josianne et Sonia…les femmes sans lesquelles il n’y aurait pas lieu d’avoir une histoire…

L’histoire débute donc sur la révélation récemment faite : Sonia (âgée de vingt ans) est la fille de Marc et d’Edith…

La trame de cet épisode est basée sur plusieurs évènements. Tout d’abord le nouveau statut de Marc, puis le mariage de David et de Josianne, la prise de conscience de Victor qui veut reconquérir le cœur d’Irène et entrer dans la vie de sa nouvelle petite-fille Sonia, l’accident de Joël, le petit ami de Sonia…Enfin quoi qu’il en soit, on a pas le temps de s’ennuyer, il y a sans arrêt un autre évènement qui a des répercussions sur tous ces personnages…

Même si comme la dernière fois il y a des côtés qui m’ont quelque peu déplu, comme la référence incessante au sexe (j’avoue qu’à certains moments je ne vois pas l’intérêt), quelques longueurs et répétitions concernant  Victor, on ne peut pas dire que j’ai été captivée de bout en bout mais, oui il y a un mais, il va falloir que je me procure le tome 3, parce que et bien ce livre finit sur un point d’interrogation et franchement…on a bien envie de savoir comment cette histoire va terminer…

Voilà, en résumé un avis mitigé, mais un auteur très intelligent qui sait comment appâter son lecteur… ;o)

 

Par Mme Patch
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 20:44

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Douglas Kennedy - La poursuite du bonheur


Rien ne sert de vous dire que je suis fan de Douglas Kennedy, pourtant je le redis et reredis….j’ai été absolument bouleversée par ce roman…
Kate a la quarantaine bien tassée, un mariage raté, un fils et un passé quelque peu douloureux…elle a perdu son père à l’âge de dix-huit mois. C’est à l’enterrement de sa propre mère qu’elle va rencontrer une mystérieuse femme qu’elle ne connaît absolument pas et qui la dévisage…C’est ainsi qu’elle va faire la connaissance de Sara et découvrir le véritable passé de sa mère mais surtout, de son père…
Son histoire commence un soir de 1945, à Thanksgiving…Sara, malgré ses réticences, débarque à une soirée organisée par son frère…Sans grand intérêt pour elle, cette soirée touche à sa fin mais son regard croise celui de Jack Malone, journaliste de l‘armée américaine…En une seule soirée, ils vont vivre ce que chacun aimerait rencontrer une fois dans sa vie, la passion, l’amour, le vrai…Mais malheureusement, comme tout coup de tête, il doit finir brutalement, Jack doit partir dès le lendemain et ce pour neuf mois…Il lui promet malgré tout de lui écrire et surtout lui demande de l’attendre…Pour cette jeune femme, neuf mois ne sont rien, même si chaque jour est une souffrance…
Et pourtant, Jack ne répondra jamais à ses lettres, même pas à la première…Sara gardera confiance, persévèrera, inventant toutes sortes d’excuses possibles et imaginables…mais toujours aucune nouvelle…pendant des mois et des mois…
Lorsque quatre ans plus tard, après avoir beaucoup souffert de ce premier échec sentimental, elle se retrouve par hasard face à l’homme qui l’a tant déçue, elle le voit au bras d’une autre femme avec un petit garçon de trois ans et demi…C’est alors qu’elle commence à comprendre ce qui a bien pu se passer…Jack la recontactera immédiatement après cette courte entrevue pour lui demander pardon et lui jurer qu’il ne l’a jamais oublié et qu’il l’aime toujours…Mais Sara est-elle prête à le pardonner ?
Ce petit résumé me paraît bien fade face au contenu de ce roman, mai je n’arrive pas à faire mieux…Ce n’est pas du tout une histoire à l’eau de rose, c’est beaucoup plus profond…Il y a bien sûr l’histoire d’amour de ces deux personnages (et encore ‘histoire d’amour’ est très réductif) mais beaucoup d’autres sujets, notamment la vie dans les années quarante puis cinquante, les idéologies de l’époque, les mentalités, la vie politique toujours très présente chez Douglas Kennedy…
Quand je dis que j’ai été bouleversée, c’est parce que le destin de cette Sara est absolument cruel, torturé et elle se relève toujours et j’avoue que je suis toujours étonnement surprise de la manière dont Douglas Kennedy arrive aussi bien à faire parler les femmes, on a vraiment l’impression qu’il arrive à se mettre dans notre peau, de comprendre nos sentiments les plus profonds…c’est très fort pour un homme !
En résumé, pas de pathos, pas d’eau de rose, mais le bouleversement sur toute une génération par ce qu’on peut appeler « le véritable amour »…
Pour information, c’est le deuxième livre à cause duquel j’ai pleuré (le premier étant « le journal d’Anne Frank » et donc une histoire vraie…)

Par Mme Patch
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 09:55

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Alexander McCall Smith - le bon mari de Zebra Drive


Je ne sais pas si vous avez déjà fait connaissance avec Mma Ramotswe, mais si ce n’est pas le cas, je vais vous la présenter…
Nous sommes au Botswana et Mma Ramotswe, heureuse mère de famille et mariée à Mr J.L.B Matekoni, est propriétaire de la seule agence de détective du pays. Aidée de son assistante Mma Makutsi, elles sont confrontées à diverses enquêtes allant d’une liaison à un voleur au sein d’une petite entreprise…des affaires courantes…
Seulement lorsque Mma Botumile, la femme la plus déplaisante du Botswana, pousse la porte de l’agence pour qu’on l’aide à découvrir la femme avec laquelle son mari a une liaison, le petit train-train de l’agence est bouleversé…Mr J.L.B Matekoni veut s’occuper de cette affaire, Mma Makutsi, récemment fiancée à un homme riche semble sur le point de démissionner et un cousin éloigné de Mma Ramotswe vient lui demander son aide pour une affaire de morts étranges à l’hôpital de Mochudi…
Mma Ramotswe décide de laisser son mari s’occuper de cette affaire de mari volage pour lui permettre de bouleverser son quotidien de garagiste, elle offre une promotion à Mma Makutsi en la nommant détective-associée et en la chargeant de l’affaire du voleur de l’imprimerie et elle s’occupera elle-même de ces morts étranges qui ont eu lieu toutes les trois un vendredi, dans le même lit et à la même heure…
Si vous avez envie de changement d’atmosphère et d’ambiance, jetez-vous dans ce livre…Il nous entraîne dans des enquêtes plus que surprenantes dans un pays où les mœurs et la manière de s’exprimer nous dépaysent complètement…Les dialogues, les petits détails du quotidien, le rythme de vie et les relations entre les personnages nous apprennent beaucoup sur la vie totalement différentes de l’Europe…S’il y a des petits conseils à appliquer, il y a également beaucoup d’humour et de fraîcheur, il se passe toujours quelquechose et on est transportés entre ces trois enquêtes parallèles, sans compter les petits soucis du quotidiens des protagonistes…On réellement l’impression de vivre avec eux…
Un très bon moment, que je renouvellerais sans hésiter, car bien évidemment Mma Ramotswe a bien d’autres enquêtes à son actif…
Par Mme Patch
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 09:27

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Martine Provis - Les chemins de pierre  

Marthe sort d’une enfance martyre, ses parents tortionnaires l’ont séquestré, brimés et torturé pendant vingt ans…mais aujourd’hui elle a enfin réussi à s’échapper et à fuir à Paris, bien décidée à prendre sa revanche sur la vie…
Avec à peine quelques sous-vêtements et pieds nus, elle va s’aventurer dans un monde qu’elle ne connaît pas car elle n’a jamais côtoyé le monde extérieur…elle sait d’ailleurs à peine lire…Elle ignore tout de la vie et elle ne va pas lui faire de cadeau….Elle a échappé à ceux qu’elle appelle « monsieur » et « madame », mais elle va se trouver confrontée à un monde cruel et sans cœur…elle va dormir dans la rue à la recherche désespérée d’un travail…et même si parfois la vie lui réservera quelques bonheurs et quelques moments de joie, sa candeur et son insouciance la conduiront sans cesse vers de mauvais chemin, vers de mauvais choix…
Mais Marthe possède une qualité…la résistance…aussi bien physique que morale, elle ne se laissera jamais abattre, persévèrera, et finira par obtenir ce qu’elle recherche avant tout…la reconnaissance en tant qu’être humain respecté…
Un livre très dur, d’autant plus que cette histoire est vraie. Beaucoup d’entre nous n’auraient pas supporté le quart de ce que Marthe a vécu…J’ai été impressionnée par son courage, sa ténacité…Une bonne morale pour nous commun des mortels qui n’avons pas connu la souffrance dans notre enfance…profitons de ce que nous avons et arrêtons de nous plaindre…
Pour info, il existe, non pas une suite à ce livre, mais un début «  La soupe aux cailloux », qui nous raconte justement cette enfance martyre…Livre que je vais me procurer sans hésitation…
Par Mme Patch
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 10:24

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Duong Thu Huong - Terre des oublis


Une épopée entraînante et captivante au fin fond du Viêtnam d’après-guerre…
Miên et Hoan vivent heureux et prospères avec leur fils, dans un petit village du nom de « Hameau de la montagne »… Jusqu’au jour où, Bôn, le premier mari de Miên, porté disparu en guerre, revient à la vie, quatorze ans plus tard…et fait irruption dans leur existence tranquille…
Miên se trouve confronté à un choix draconien, faire ce que la morale dit et retourner vivre avec son premier mari, vétéran de guerre qui s’est sacrifié pour son pays, ou rester avec celui qu’elle aime véritablement et subir la pression de la communauté…Elle décide d’écouter la morale…à contre-cœur et malgré tout ce que ça va lui coûter…
S’en suit une narration époustouflante, qui nous entraîne dans ce pays d’après-guerre, qui nous raconte les paysages, les habitudes de ces habitants de montagne, la vie au Viêtnam, les mœurs, et surtout les mets savoureux qui font partie intégrante de leur vie…moi qui suis déjà très friande de la cuisine asiatique en général, je me suis littéralement régalée en lisant ces pages…
L’atmosphère et la convivialité ne vivent que par la cuisine, les petits gâteaux, le thé…Bien évidemment, le roman n’est pas un livre de cuisine, il y a cette histoire tragique pour Miên, qui tente de se résigner à sa situation mais qui ne vit que dans le dégoût de cet homme, le romantisme exacerbé par la perte de l’amour de sa vie pour Hoan mais aussi et surtout, la descente aux enfers de Bôn, rescapé de guerre mais qui vit encore, quatorze années après, comme si il était parti la veille et brûle d’amour pour une femme qui elle ne l’aime pas…
Comment cette histoire va-t-elle finir ? Hoan abandonnera-t-il sa femme aux mains d’un homme meurtri et diminué par la guerre ? Bôn arrivera-t-il à faire renaître l’amour dans le cœur de celle qui est encore sa femme ? Et surtout Miên parviendra-t-elle à se résigner et à écouter la morale malgré le dégoût et le désespoir qui l’accablent ?
Cette épopée passionnante est pleine de rebondissements, les trois personnages ne peuvent être dissociés les uns des autres et l’ont suit leur évolution tout au long de l’histoire et des évènements…Une atmosphère véritablement envoûtante et qui dénonce malgré tout une réalité : le retour d’un soldat à la fin d’une guerre…
Emouvant, cruel,  romantique, frugal…
Par Mme Patch
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