Gilbert Bordes

Publié le par Patch

La neige fond toujours au printemps de Gilbert Bordes

Eté 1944. La guerre se termine en Corrèze, mais pas pour tout le monde. Certains ont décidé d’en découdre avec les « collabo’ », miliciens, ou autres Pétainistes. C’est ainsi que l’horreur et la violence des exécutions sommaires, la soif de justice, vont s’abattre sur le domaine de la Veyrière. Une violence qui se répand avec la force des ragots colportés, des médisants qui ont des comptes à régler, ou mieux encore, ceux qui feraient bien disparaître « un gênant » pour question d’héritage ou autres. C’est ainsi que Virginie va perdre toute sa famille, son mari et ses enfants. Elle sera, à tort, torturée, jugée, humiliée en place publique complètement nue, tondue, recouverte de purin et tatouée de la croix gammée, marque de ceux qui forniquaient avec les « boches ». Le plus grand de ses deux fils, caché derrière un volet, verra sa mère se faire souiller….
Choquée, elle perdra la mémoire et ira errer au fil d’une vie qui n’est plus la sienne, mais celle qu’on lui désignera. Elle sera Anna, à St Etienne, ou elle sera recueillie par Maria, une vieille femme polonaise qui vit avec les siens et qui, eux aussi, ont fui leurs pays et la misère de la guerre. Elle fera ensuite la rencontre d’Aristide, ce saltimbanque accompagné de son ours et de ses caniches, qui, vivant dans un bus, l’aidera à la ramener à la vie. A force de tendresse, d’amour, Anna retrouvera la mémoire, l’existence de ses deux enfants….
Mais sept longues années ont passées, et c’est pleine d’inquiétude qu’elle se redirigera vers ce qui est sa vraie vie et qui aurait du le rester….
(Lu en octobre 2006)
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