Sans collier mais pas perdu…..
Autobiographie d'une Courgette de Gilles Paris Si comme on dit « la vérité sort de la bouche des enfants », les sensations comme la tristesse, le malheur ou encore le bonheur prennent à leurs yeux des proportions bien plus édifiantes voir plus intenses, plus justes, plus sincères que si elles étaient vécues par un adulte. Le monde des grands est bien souvent plein d’interrogations, de contradictions, de désillusions voir d’incompréhensions pour un petit bout. Leurs seules armes pour se défendre restent la dérision et l’insouciance....
Né du mauvais côté de la vie, Icare, dit la « courgette », nous raconte la sienne. Il nous explique comment par erreur, en voulant tuer le ciel, il a tué sa mère avec le revolver qu’il a trouvé en fouillant un tiroir. Retrouvé prostré dans son grenier par les gendarmes, lieu où il se réfugie habituellement pour éviter les colères terribles de sa maman, il sera pris en charge, jugé et confié aux soins de Geneviève, directrice d’une maison d’accueil pour enfants en difficultés.
Là, il fera connaissance avec les « Zéducateurs », le cuisinier, monsieur Paul l’instituteur, avec « Jujube », Ahmed, Simon, Béatrice, les autres pensionnaires, et surtout celle qui deviendra tout pour lui, Camille.....Il découvrira au fil des jours qu’il n’est pas seul dans cette galère, dans le malheur. A force de confidences entre eux, de vivre ensemble, les enfants vont tisser des liens, s’unir, pleurer, rire, découvrir ce que peut vouloir dire le mot famille.
Il y a Rosy, leur éducatrice préférée qui dort avec eux, les couvent et les veillent comme s’ils étaient ses enfants. Il y a Raymond, ce gendarme pour qui la Courgette s’est pris d’affection et qui lui rend bien....
Là, il fera connaissance avec les « Zéducateurs », le cuisinier, monsieur Paul l’instituteur, avec « Jujube », Ahmed, Simon, Béatrice, les autres pensionnaires, et surtout celle qui deviendra tout pour lui, Camille.....Il découvrira au fil des jours qu’il n’est pas seul dans cette galère, dans le malheur. A force de confidences entre eux, de vivre ensemble, les enfants vont tisser des liens, s’unir, pleurer, rire, découvrir ce que peut vouloir dire le mot famille.
Il y a Rosy, leur éducatrice préférée qui dort avec eux, les couvent et les veillent comme s’ils étaient ses enfants. Il y a Raymond, ce gendarme pour qui la Courgette s’est pris d’affection et qui lui rend bien....
Ce livre, qui est raconté par un enfant de neuf ans, est un véritable flot d’émotions. Ça ne s’arrête jamais. On se voit ainsi passer du rire aux larmes sans vraiment sans rendre compte. Des situations cocasses, à celles plus terribles où les confidences des malheurs vécus par les enfants se font plus poignantes, on se retrouve emprisonné dans les bras de Rosy à découvrir l’amour....
Si au début on trébuche un peu à la lecture, perturbé par le style utilisé (n’oublions pas que le narrateur est un enfant de neuf ans), on quitte rapidement la surface de la réalité pour plonger dans l’univers exclusif d’un enfant de galère....
Il est des situations dans lesquelles un enfant n’est jamais coupable, ni même responsable...Ce livre nous le montre bien...
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