Les murs se souviennent toujours...
La mémoire des murs - Tatiana de Rosnay
On pourrait croire au départ dans une nouvelle vie...
Pascaline, tout récemment divorcée recherche l'appartement de ses rêves pour redémarrer à zéro. Quand elle pense l'avoir enfin trouvé elle s'installe rapidement, mais dès le premier soir, lorsqu'elle veut se coucher, elle commence à ressentir un malaise physique...Elle le met tout d'abord sur le compte de l'angoisse et de la fatigue, mais lorsqu'elle apprend que dans cet appartement et dans sa chambre justement un meurtre a eu lieu, elle se met à comprendre...
Malgré ses efforts la situation ne s'améliorera pas et son malaise grandira même, elle finit par déménager...Cependant, l'histoire de ces meurtres la poursuit, car il n'y a pas eu qu'un seul meurtre, toute une série de jeunes filles ont été assassinées dans les mêmes conditions, dans leur appartement, dans leur chambre...Pascaline en fait alors une affaire personnelle, elle se met à faire des recherches, va sur les lieux des crimes, se renseigne sur les jeunes filles, finit par s'identifier aux mères qui ont perdu leurs enfants...Et cette enquête fait renaître en elle une souffrance qu'elle avait tenté vainement d'oublier...Malgré les réticences de son entourage, Pascaline ressent le besoin de savoir et les conseils de ses amis ne font que l'isoler davantage...son enquête tourne alors à l'obsession...
Un roman qui démarre somme toute d'une manière assez anodine, par un divorce, la remise en question d'une femme de quarante ans sur son avenir sentimental, la perte d'un enfant, des difficultés rencontrées malheureusement de nos jours de plus en plus, mais qui prouve également qu'un enchaînement d'évènements peut parfois emmener l'être humain à aller au-delà de ce qu'il pouvait imaginer...
L'écriture en crescendo de ce roman nous entraîne à chaque fois sur un terrain de plus en plus risqué et qui finit par déraper..
En ce qui me concerne, j'ai vraiment été bluffée par la fin...
Nota bene: Ce livre m'a été offert par les éditions Héloïse d'Ormesson et je les remercie encore.