Mémoires de......
(2ème livre du challenge ABC lettre "G")
Le père éternel d'Anne Goscinny
Nous sommes le 12 janvier 1984. Stanislas vient de mourir. Il laisse derrière lui Sophie, sa fille de dix ans. C’est la première fois qu’elle rentre dans un cimetière, le jour ou l’enterrement de son père a lieu. Elle ne comprend pas vraiment qu’elle ne le reverra jamais. A son âge, il y a des subtilités qu’on a du mal à assimiler. Elle a du mal à faire la différence entre « toujours » et « jamais », entre la mort et un sommeil....Alors que sa mère, sa grand-mère, sont en pleurs, Sophie est persuadée que son père va se réveiller, se relever....
En parallèle, vit dans ce cimetière, Max. Gardien de ceux qui dorment d’un sommeil sans matin. Max aussi porte le deuil. Celui d’Hanna. Jeune juive de seize ans raflée avec sa famille en 1942. S’il n’a jamais accepté sa mort, c’est parce-qu’il y a eu ces serments d’adolescent, serments qu’il n’a pu se résoudre à rompre. Persuadé qu’elle finirait par rentrer, il a arpenté l’hôtel Lutétia, lieu de ralliement pour tous les déportés rentrant de leur cauchemar, puis les rues de son quartier, jour et nuit...
Sophie non plus n’oubliera pas. Chaque année, à la même date, elle viendra se recueillir sur la tombe de son papa. Ce sera alors le moment des confidences, des secrets, du brin de mimosa, et de la lettre déposée sur la stèle....
Ces lettres, Max les ramassera et les conservera, précieusement.....
Une amitié profonde va les unir, pour de longues années. Ensemble, lors de leurs entrevues, ils apprendront à admettre la disparition d’un être cher....
Anne Goscinny, fille de René Goscinny (Le petit Nicolas), nous livre ici un roman qui, comme dans une mélodie, est ponctué de notes de musique tantôt graves, tantôt légères, mais sans jamais virer dans le drame et sans fausse note....
L'avis de Florinette et de Clarabel....